Le Cygne noir 2017-2018

Le Cygne noir 2017-2018

Journal des élèves de l'IPSA Paris

Civils ou militaires : drones à tout faire

Drone militaire

Voici l’idée classique de ce qu’est un drone pour la majorité de la population.

Mis en ligne en mars 2014

Malgré la redondance du terme dans les médias, savez-vous réellement ce qu’est un drone ? Derrière ce mot se cache un aéronef télécommandé qui a pour objectif de remplir une mission prédéfinie. Ses missions peuvent être très variées, puisqu’elles vont de la surveillance de la population au combat aérien, en passant par la photographie professionnelle et les activités ludiques.

Des drones dès 1849

Contrairement à ce que beaucoup de personnes pensent, le principe des drones est né il y a bien longtemps. C’est en effet en 1849 que des drones sont utilisés pour la première fois. Ils ont peu en commun avec les drones actuels, puisqu’il s’agit de ballons sans pilote munis de bombes à retardement. Cependant, le but de ces engins est déjà de remplir une mission grâce à un objet volant sans pilote interne.

 Les drones qui devraient survoler Marseille.


Les drones qui devraient survoler Marseille.

Les drones ludiques se pilotent grâce à un smartphone.

Les drones ludiques se pilotent grâce à un smartphone.

Drones_EADS

Le drone chasseur conçu par EADS.

Quatre moteurs et des capteurs

Les drones actuels les plus connus sont les drones civils à fins ludiques. Sur le principe, rien de bien compliqué. C’est un peu comme pour les hélicoptères, sauf que nous avons quatre moteurs équipés d’hélices dirigées vers le haut. En tournant, ces hélices créent une force qui compense le poids du quadricoptère. Lorsque cette force est supérieure au poids, le quadricoptère s’élève dans les airs.

Drones_Pilotage

Le pilotage se fait à partir du sol dans un espace dédié.

La plus grande différence avec les avions est l’absence de gouvernes aérodynamiques telles que les ailerons ou la dérive. Pour que le drone se déplace sur les trois axes, le régime des moteurs augmente ou diminue afin de faire varier la hauteur. Une inclinaison du quadrimoteur est ainsi créée grâce à une augmentation de régime, durant un court instant, des moteurs concernés. Pour rétablir l’assiette voulue, il suffit d’effectuer une baisse de régime momentanée des mêmes moteurs.

Cependant, c’est grâce au couple induit que le drone peut tourner sur lui-même autour de Z (le lacet). Sur tout moteur entraînant une hélice, il y a en effet du couple induit (une force entraînant le corps à tourner avec l’hélice). Sur un hélicoptère classique, une hélice verticale est installée pour contrer cette force résiduelle. Sur ces petites merveilles de technologie que sont les drones, deux hélices opposées tournent dans un sens alors que les deux autres tournent dans l’autre. Quand on réduit la compensation (autrement dit quand on fait tourner deux moteurs opposés un peu moins vite), le drone tourne sur lui-même.

Des capteurs sont présents sur le drone afin de donner au pilote, qui se trouve à distance, les informations nécessaires pour que le vol se passe correctement.

Drones militaires : s’affranchir des limites humaines

L’Harfang d’EADS : l’un des drones français en service actuellement.

L’Harfang d’EADS : l’un des drones français en service actuellement.

Les drones civils sont assez simples et dépourvus de technologie complexe. Il en va tout autrement des drones militaires, qui ont pour seul objectif la suprématie aérienne pour une mission donnée.

La taille et la masse de ces derniers varient en fonction des capacités recherchées. Effectivement, le poids peut aller de quelques grammes à plusieurs tonnes, et le périmètre d’action d’un vingtaine de mètres à plus de 100 kilomètres.

L’un des avantages les plus intéressants est le gain de place dû à l’absence de pilote, qui peut être remplacé par des réservoirs. L’autonomie peut ainsi atteindre 10 heures, ce qui multiplie par 5 l’autonomie classique d’un chasseur piloté. De plus, les limites créées par l’homme, comme le « voile noir », disparaissent. Le voile noir est la perte de vision momentanée, qui peut aller jusqu’à la perte de conscience et même jusqu’à la mort, à cause d’une mauvaise irrigation du cerveau due à la pression créée par des virages serrés à haute vitesse.

Vers une flotte française de surveillance et de combat

Le nEUROn de Dassault vise la furtivité.

Le nEUROn de Dassault vise la furtivité.

Actuellement, l’armée française ne possède qu’une poignée de drones de surveillance. Mais elle souhaite se doter d’une véritable flotte de drones de surveillance et de combat d’ici à 2020.

L’industrie aéronautique militaire se concentre donc sur la fabrication de drones, puisque la France ne veut pas utiliser de matériel qu’elle ne pourrait pas entretenir elle-même. EADS a par exemple proposé son Barracuda, qui a pour objectif d’être un chasseur bombardier. Dassault a quant à lui misé sur un redoutable bombardier furtif nommé nEUROn.

Ici, la technologie est totalement différente de celle des engins civils, puisque ces drones sont bien plus proches des avions, notamment par leurs performances aérodynamiques. Cependant, le principe d’utilisation – observer et/ou attaquer sans risque et le plus discrètement possible – est le même. C’est notamment ce que cherche Marseille (((article rubrique Opinions))) pour sécuriser ses rues.

Robin Rougier

Pour en savoir plus

Site de Dassault Aviation
Site d’Airbus Group (ex-EADS)
www.lockheedmartin.com
www.parrot.com

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