Le Cygne noir 2017-2018

Le Cygne noir 2017-2018

Journal des élèves de l'IPSA Paris

De l’enquête aux résultats : le crash du vol TWA 800

Les faits

17 juillet 1996

Le 747 doit décoller de l’aéroport John Kennedy aux États-Unis.

16 h 31

Il se pose sur la piste. Il a accumulé 16 000 heures de vol et a 25 ans d’ancienneté. Il est très bien entretenu.

18 h

212 personnes embarquent. Le commandant de bord, Steven Miller, totalise 4 500 heures de vol. C’est un pilote expérimenté de la TWA.

19h

Décollage prévu. L’avion est prêt à décoller, mais un passager n’a pas embarqué et ses bagages sont en soute. Le vol est retardé.

20 h 15

Fausse alerte : le passager se trouvait dans l’avion depuis le début de l’embarquement. L’avion décolle avec 1h15 de retard.

20 h 31

explosion de l'avion_1

Explosion de l’avion

Le pilote David McLain, à bord d’un 737 repère le 747 de la TWA. Quelques secondes plus tard, le 747 explose soudainement, il signale au plus vite ce qu’il a vu de ses propres yeux. Les contrôleurs aériens essayent de joindre le vol TWA 800 mais sans réponse. La terrible réalité commence à se dessiner. Un hélicoptère de la garde nationale voit l’explosion. Il alerte les secours. Un autre hélicoptère décolle au plus vite pour secourir des survivants.

La mer est en flammes. Des familles vivent le cauchemar, leur seul souhait est que leur bien-aimé s’accroche à la vie assez longtemps.

22 h 30

2 heures plus tard, environ 100 sauveteurs cherchent scrupuleusement des survivants. Mais en 3 heures de recherche ils ne retrouvent aucun survivant. 13 km² d’océan fouillés.

débris de l'avion_2

débris

Le soleil se lève sur l’océan, des débris de toutes sortes flottent, des bateaux ramènent quelques débris sur les rives, des corps sont repêchés.

James K. Kallstrom, l’assistant du directeur de la FBI à New York, pense que le crash n’est pas d’origine accidentelle. La simulation informatique apporte son aide à l’enquête. La théorie du missile commence à prendre tournure. Le FBI analyse deux photos prises par des témoins et conclut que sur la photo l’objet non identifié n’était pas un missile mais un avion.

À 13 kilomètres au large de Long Island, par 37 mètres de profondeur, les plongeurs remontent les vestiges éparpillés de l’avion sur près de 100 kilomètres carrés. Le seul moyen d’identifier la cause de la tragédie est d’analyser les restes de l’appareil. La NTSB, le bureau des enquêtes sur les accidents d’avions, ont pour priorité de retrouver les boîtes noires. Après sept jours de fouilles intensives, ils finissent par retrouver l’enregistreur phonique et l’enregistreur des données du vol numérique. Les spécialistes analysent les boîtes noires, la bande devient muette à 20 heures 31 et 12 secondes, l’heure à laquelle l’avion a explosé. Les pilotes n’ont pas pu réagir à l’explosion de l’appareil. Après tant de recherches, les experts sont déçus car aucun des enregistreurs n’a fourni des informations.

Enquête menée par la NTSB

Les enquêteurs analysent alors les fragments au microscope pour essayer de trouver l’origine de l’explosion. Un enquêteur spécialisé dans les explosions analyse avec ses équipes chaque fissure, chaque surface, des épaves de l’avion. Il n’y avait aucune trace d’explosion, 9000 échantillons ont été prélevés pour trouver des résidus d’explosif par le FBI. Ils découvrent des traces microscopiques de RDX PETN produit chimique présent dans les explosifs plastiques. Cet indice présente la présence d’une bombe mais lorsqu’ils se sont penchés sur l’historique de l’avion il s’avère que l’avion a été loué 1 mois auparavant par la police de St-Louis pour entrainer des chiens policiers. Les maîtres-chiens expliquent au FBI qu’ils ont utilisé du RDX PETN. Ils en concluent que c’est une fausse piste.

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reconstitution

Six mois après aucune trace de missiles et de bombes. La NTSB envisage alors une panne mécanique à la conséquence catastrophique. Dans un hangar le 747 est reconstitué en trois mois avec des millions de pièces, le fuselage présente de très nombreuses cassures.

Grâce à la simulation informatique la reproduction du crash révèle que l’avion s’est disloqué une fois en vol, la partie inférieure de l’avion s’est arrachée, d’autres fissures se sont répandues des deux côtés de l’avion. Ainsi, le nez s’est détaché du corps de l’avion.

Les mystères du crash

Il y a eu une explosion à l’intérieur du réservoir central.

L’expert en conclut que l’origine de l’explosion est d’origine électrique à l’intérieur du réservoir, un des câbles parmi tant d’autres a dû produire une étincelle, étant en mauvaise état.

Le vieillissement des câblages du 747 a pu provoquer un arc électrique au niveau des fils reliés au réservoir, le courant a provoqué un court-circuit qui a mis le feu aux vapeurs de carburant et a provoqué l’explosion.

Safak REYHAN

En savoir plus

Mayday danger dans le ciel – Vol TWA 800

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