Le Cygne noir 2017-2018

Le Cygne noir 2017-2018

Journal des élèves de l'IPSA Paris

Do it yourself : lorsque le « fait maison » revient au galop

DIY

Le DIY se décline sous toutes les formes

En entendant le terme « fait maison », vous allez penser à votre grand-mère, avec ses ouvrages de tricot ou de crochet, ses petits plats mitonnés avec soin et ses remèdes pour soigner les engelures ou les problèmes de santé bénins, telle l’eau chaude citronnée au miel, qui traite les maux de gorge et la toux. Si, pour vous, le « fait maison » se résume à cela, lisez la suite ! Aujourd’hui, le do it yourself a la cote.

 

D’où vient le DIY ?

L’expression do it yourself, DIY, que l’on peut littéralement traduire par « fais-le toi-même » en français, désigne un phénomène social de plus en plus répandu, qui consiste en la création ou la customisation d’objets du quotidien. Bien que le DIY soit récent, la tendance du « fait maison » existe depuis longtemps.

Peu importe que nous soyons un homme ou une femme, que nous appartenions à telle ou telle catégorie socioprofessionnelle et que nous soyons plus ou moins âgé, nous sommes de plus en plus nombreux, en France, à nous adonner au DIY. Créer, décorer, transformer un meuble ou une pièce de sa maison, avoir des objets que nous avons confectionnés avec soin, qui sont uniques et à notre image, nous apporte un sentiment de satisfaction et d’auto-valorisation. Le DIY concerne aussi bien le bricolage que les produits cosmétiques ou de nettoyage, la création ou la customisation de vêtements ou les jouets. Il permet de simplifier l’organisation du quotidien, d’aménager un intérieur à son image. Même la cuisine s’inscrit dans son champ d’action !

« À chaque idée sa solution »

Cette étonnante diversité explique le succès du DIY auprès de tant de personnes. Nul besoin d’être un artiste de talent ou un bricoleur d’exception pour réaliser toutes sortes de créations avec tout et n’importe quoi ; il suffit d’un peu de matériel et d’imagination. Certains DIY, élaborés, nécessitent davantage de temps et du matériel plus onéreux. Mais il existe, pour ces cas-là, de nombreuses solutions moins coûteuses, accessibles, par exemple, aux adolescents. Internet est le premier facteur de propagation du DIY et une infinité de blogs et de vidéos fleurissent sur le sujet. Des communautés consacrées au DIY voient le jour et les personnes communiquent entre elles grâce à leur passion commune pour le « fait maison ». Elles s’échangent des conseils et se lient d’amitié. Les rencontres et les ateliers organisés autour du DIY se répandent dans les grandes villes.

On pourrait croire que le climat de crise explique l’arrivée en force du DIY. Il est vrai que depuis 2008, le « fait maison » se répand vite et aide à limiter certaines dépenses. Il incite à consommer mieux, à réutiliser les objets et à leur donner une seconde vie, plutôt que de les jeter machinalement. À l’arrivée, ceux-ci coûtent moins cher que leur équivalent commercial.

Le DIY, générateur de revenus ?

Surfant sur la vague du DIY, de nombreuses enseignes se sont approprié le concept. De plus en plus de magasins proposent des produits utilisés pour des DIY, par exemple les produits naturels bios pour faire des cosmétiques. Mais il y a aussi les autoentrepreneurs, qui en profitent pour exprimer leur créativité et qui vendent leurs réalisations sur le web. En plus d’être un loisir, le DIY devient une source de revenu.

Si la pratique du DIY peut être freinée par le manque de confiance en soi de certaines personnes, qui redoutent de ne pas réussir ou de ne pas savoir faire, il profite à d’autres : entrepreneurs, particuliers ou grandes entreprises.

Kannika Uch

Comments are closed.