Le Cygne noir 2017-2018

Le Cygne noir 2017-2018

Journal des élèves de l'IPSA Paris

Kobe Bryant, le départ d’une légende

Mis en ligne en mai 2017

Kobe Bryant sous les couleurs emblématiques des Los Angeles Lakers, les Mauve et Or. (Photo : Keith Allison)

24 avril 2017. Kobe Bryant annonce la sortie d’un film d’animation qui retracera son histoire d’amour avec le basket-ball et mettra en lumière des moments clés de sa carrière. Basé sur le poème qu’il avait écrit en annonçant sa retraite au monde entier Kobe est soutenu par une équipe de choix (notamment, le compositeur John Williams, à qui l’on doit la bande originale de Star Wars).Ce film est projeté en avant-première le 30 avril 2017, au Tribeca Film Festival. L’occasion de revenir sur l’incroyable carrière du “Mamba noir”.
Le 13 avril 2016 avait marqué la fin d’une ère pour la NBA et pour toute la planète basket .A 2 minutes et 16 secondes de la fin du quatrième quart-temps d’un match (sans réels enjeux) opposant les Indiana Pacers aux Los Angeles Lakers Kobe Bryant (aussi connu sous le nom de Black Mamba) tirait son dernier lancer franc et mettait un terme à son incroyable carrière.

 

Un palmarès rayonnant

Cinq titres NBA, trois médailles d’or olympiques, désigné Most Valuable Player (MVP) en 2008, dix-huit participations au All-Star Game, nommé deux fois MVP des finales, 81 points en un seul match… tant de statistiques extraordinaires qui permettent d’entrevoir le génie, la bête de travail qu’était la figure emblématique des Lakers de Los Angeles : Kobe Bryant.
Mais tout n’était pas si bien parti pour le prodige…

Le Mamba Noir captant une passe tout en protégeant le ballon du numéro 14 des Washington Wizards. (Photo : Keith Allison)

Tout d’abord retenu par les Charlotte Hornets lors de la loterie de la classe de 1996 ( il fut le 13e selectionné), il fut très vite transféré chez les Mauve et Or afin de devenir une pièce de choix dans leur projet de reconstruction et de conquête du titre NBA.
Fort de caractère, le jeune Kobe n’était concentré que sur l’entraînement, les tactiques de jeux et les performances:Il s’est approprié la science du basketball. Et ne s’entendait pas du tout avec le patron des vestiaires des Lakers, arrivé quelques années plus tôt : Shaquille O’Neal. Shaq dominait le terrain, mais, à l’inverse de Kobe, il aimait s’amuser et rigoler…
Il a fallu l’arrivée d’un coach exceptionnel, Phil Jackson, anciennement affilié aux Chicago Bulls (il a d’ailleurs permis à Michael Jordan d’être six fois champion NBA…) pour calmer les tensions entre les deux prodiges. Il leur permettra même de remporter le championnat NBA durant trois saisons consécutives (1999-2000, 2000-2001 et 2001-2002). Kobe Bryant conquerra ses deux derniers titres NBA durant les saisons 2008-2009 et 2009-2010, toujours sous les directives de Phil Jackson. Il deviendra un vrai leader au fil des années pour son équipe, et la portera sur ses épaules dès le départ de Shaq et jusqu’à la fin de sa carrière.

Ses rivaux et ses coéquipiers le décrivent comme un joueur incroyable, presque imprenable, avec un instinct de tueur sur le terrain. Parfois arrogant – on se souvient du « He can’t Guard me », lancé à l’intention des Houston Rockets à propos de Shane Battier, le mamba est sûr de lui.

Kobe Bryant effectuant un fadeaway jumper, qui consiste en un basculement de son poids sur une jambe en sautant en arrière permettant de décorer un tir au-dessus de l’adversaire. (Photo : Keith Allison)

Kobe Bryant est encensé par ses pairs et surtout par des légendes tel que Earvin « Magic » Johnson qui, au nom des Mauve et Or, prononce un discours de remerciement à Kobe et n’hésite pas à le qualifier de meilleur Laker de l’histoire (rappelons que les Lakers avaient compté quelques pointures dans leurs rangs, comme Kareem Abdul Jabbar ou Magic Johnson lui-même).
Même Michael Jordan, « sa majesté Himself », « the Greatest Of All Time » (en français, le meilleur de tous les temps), lors d’une interview accordée à la chaîne de télévision sportive ESPN, affirme que le seul joueur dont il n’est pas sûr de pouvoir le battre n’est autre que Kobe Bryant… car celui-ci lui aurait volé tous ses mouvements !
En effet, de nombreuses mimiques de Kobe sont semblables à celles de Michael Jordan. Que voulez-vous, pour être le meilleur, il faut apprendre des meilleurs… Les deux joueurs partagent notamment le même mouv’ signature : le Fadeaway Jumper. Kenneth Smith, grand commentateur et spécialiste NBA, dira que Kobe Bryant n’est autre que la version 2.0 de Michael Jordan, la version améliorée.

Que reste-t-il aujourd’hui des Los Angeles Lakers ?

Kobe a laissé, au bout de vingt ans de carrière NBA, une équipe au plus bas, qui traîne en bas de classement et peine à se relever. Toutefois, un renouveau des Lakers peut être espéré suite à l’arrivée de nouveaux talents tel que D’Angelo Russell (coaché par Kobe lors de sa dernière saison, et maintenant par Magic Johnson). Plus récemment, celle de Brandon Ingram éclaircit nettement l’avenir de la franchise Mauve et Or.
Une chose est sûre, le Mamba noir a laissé une trace de croc indélébile sur le monde du basket-ball. Qu’on l’apprécie ou pas, celui qui fut avec tant de talent l’arrière Laker force le respect et l’admiration… À ses débuts, on lui disait de passer la balle. Mais lors de son dernier match, on le suppliait de ne pas la lâcher ! C’est sur une performance de 60 points et ces mots brefs, mais qui témoignent du charisme de la légende, que Kobe quitte les parquets : « Mamba out. »

Kobe Bryant préparant un dunk (geste consistant à marquer un panier à 2 points en s’accrochant à l’arceau). (Photo : Keith Allison)

Mark David

 

Pour en savoir plus

Le poème écrit par Kobe Bryant pour annoncer son départ 

 Kobe Doin’ work, documentaire de Spike Lee

 

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