Le Cygne noir 2017-2018

Le Cygne noir 2017-2018

Journal des élèves de l'IPSA Paris

La furtivité en aéronautique

Mis en ligne en mai 2017

La notion de furtivité 

Les attaques lancées sur Daesh en Syrie par les Américains sont majoritairement le fait d’appareils furtifs, c’est-à-dire d’appareils qui échappent à la surveillance. Cette notion de furtivité apparaît vers les années 1930 dans le domaine aéronautique. Le terme furtif (du latin furtivus, caché) s’applique à l’époque aux aéronefs peints avec des couleurs leur permettant de se dissimuler dans le paysage, déjouant ainsi la surveillance ennemie qui scrute le ciel.
De cette époque jusqu’à aujourd’hui, comment leurs missions et leurs caractéristiques ont-elles évolué ?

De la naissance des avions furtifs à aujourd’hui

C’est dans le contexte de la Première Guerre mondiale que se produit l’essor des bombes notamment les obus sur les fronts de guerre européens. L’art de manier les explosifs va s’avérer déterminant, car, plus efficace et plus dégradant, il offrira d’amples victoires à ceux qui le manieront de la manière la plus stratégique. La volonté d’effet « surprise » jouera un rôle important sur les fronts de la Seconde Guerre Mondiale. Les appareils furtifs sont donc le fruit d’une invention militaire. Ils ont été créés et utilisés pour effectuer des bombardements sur les zones de guerre aussi bien contre des soldats que contre des bases ennemies.
On peut également évoquer le radar, créé pour détecter les appareils dans le ciel et qui fut longuement un défi pour les avions furtifs : comment échapper à leur vigilance ? Cette question sera très étudiée notamment par les Américains durant la Guerre froide.
Les avions furtifs sont donc plus que de simples véhicules, ils sont des acteurs essentiels dans les conflits armés et ce depuis l’apparition du premier « bombardier » à proprement parler dans les années 1930.

Les avions furtifs sont décrits comme précis, puissants : ce sont de véritables avions d’attaque moderne qui varient cependant selon leurs tailles et formes bien qu’ils soient tous très complet pour ce qui est de leur armement. Aujourd’hui on les décrit comme des aéronefs vifs, indétectables par l’ennemi et pouvant parfois même traverser le globe sans avoir le temps d’être repéré.
C’est l’arrivée de l’informatique au cœur même de l’utilisation des avions qui changea l’utilisation et la manière de piloter dans tous les secteurs de l’avionique et plus particulièrement celui que nous étudions ici : la furtivité. L’arrivée de l’informatique a donc été comme un tournant qui nous permet véritablement de caractériser ces véhicules par leur principale qualité : la polyvalence. Cette polyvalence se traduit aujourd’hui par le fait qu’un seul pilote peut parfois suffire à bord d’un bombardier et ce seulement grâce aux nouvelles innovations. En clair, au cœur de batailles terrestres et même navales, l’utilité que les armées du monde entier ont des avions furtifs en font des acteurs de guerre indispensables de par leur grande puissance venue du ciel.
Cependant, il a fallu bien des projets, évolutions et financements pour mener à bien ces projets aéronautiques. C’est ce que retrace notre « galerie de portraits » au travers des deux et troisième articles sur les furtifs.
De cette découverte des différents profils furtifs peuvent émerger différentes notions importantes qu’il est bon de notifier.
La furtivité est aujourd’hui très couteuse ce qui n’en fait pas vraiment la priorité des gouvernements des grandes puissances telles que les USA.
La Chine mène également à bien des projets d’avions furtifs polyvalents. Mystérieux, entouré du plus grand secret, en 2015 a eu lieu le premier vol public du J20, l’avion furtif qui manquait à l’aviation chinoise, qui aurait une vitesse maximale de 2 400km/h et un rayon d’action de 3 500km, ce chasseur est le symbole de la nouvelle puissance militaire chinoise.
La furtivité de certains aéronefs tels que le F-117 qui fait débat est aujourd’hui remise en question. On peut également évoquer la modification des multiples signaux émis par les portables ou encore les relais téléphoniques pourraient rendre visibles ces avions. De nouveaux capteurs infrarouge pourrait détecter les avions furtifs ce qui est un nouveau défi à relever pour les ingénieurs d’aujourd’hui et de demain.

Sommaire

Alexandre Corne

Pierre Loiseau

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