Le Cygne noir 2017-2018

Le Cygne noir 2017-2018

Journal des élèves de l'IPSA Paris

La Gendarmerie nationale dans le ciel

Mis en ligne en janvier 2017

Depuis 1954, la Force aérienne de la gendarmerie réalise des nombreuses missions en zone urbaine comme en montagne. L’hélicoptère est l’unique aéronef utilisé en ce moment, mais d’autres aéronefs peuvent être rajoutés aux effectifs.

Des métiers de l’aéronautique

AS-350 Écureuil

Le rôle de la gendarmerie aérienne est principalement de la surveillance et de la reconnaissance. À bord de l’appareil, l’équipage survole les zones à surveiller, et peut contrôler à distance grâce à du matériel ultrasophistiqué. On peut retrouver à bord des lunettes de vision nocturne, une caméra thermique, un phare de recherche puissant, un treuil, des outils de réparations pointus à disposition du mécanicien de bord, et des cartes régulièrement mise à jour. Les missions de la gendarmerie aérienne, telles que les alertes et les sauvetages, sont variées : filature, héliportage, hélitreuillage, transport de matériel, évacuation sanitaire, dissuasion. Ces missions sont centrées sur les hélicoptères. Il existe 3 modèles, produits par l’entreprise française Airbus Helicopters : l’AS-350 Écureuil, EC-135 et l’EC-145, plus gros que les deux autres. De plus, ces aéronefs et leurs équipages peuvent être envoyés en guerre pour des missions plus périlleuses en terrain hostile.

Essor de l’hélicoptère dans la gendarmerie aérienne

L’avion et l’hélicoptère étaient tous deux utilisés par la gendarmerie aérienne depuis plus de 60 ans. Cependant, l’avion a été abandonné au profit de l’hélicoptère en 1994 pour des raisons de budget et d’un besoin en machines plus performantes. L’hélicoptère est plébiscité pour intervenir rapidement dans la majorité des milieux. En effet, ses principaux avantages sont de pouvoir décoller et atterrir sans avoir la nécessité d’avoir une piste, ainsi que de pouvoir rester en position stationnaire, nécessaire pour la surveillance et le treuillage. De plus, avec les nouveaux équipements à bord, l’équipage est capable d’effectuer de la surveillance discrètement. Il y a eu plus de 900 arrestations en 2013 grâce à ces dispositifs.

L’hélicoptère mis en péril ?

 

Hélitreuillage

Suite à une règlementation de l’état, il est interdit aux appareils mono-turbine de survoler les zones urbaines pour des raisons de sécurité. Cependant, malgré le fait que la moitié des hélicoptères de la gendarmerie sont des AS-350 Écureuil monoturbines, la gendarmerie peut toujours survoler les zones urbaines. D’après l’adjudant Édouard Dusaux, pilote de la gendarmerie de la base de Vélizy-Villacoublay, « les hélicoptères de la gendarmerie sont autorisés dans le cadre de leur mission à survoler Paris d’après l’accord de la préfecture de Paris. La restriction de vol de la ville de Paris s’inscrit dans le cadre de la sûreté aérienne et de la protection des zones sensibles, au même titre que les centrales nucléaires, par exemple ».

Le drone, une alternative à l’hélicoptère ?

 

Intervention à bord d’un EC-135

Aujourd’hui, le drone est très populaire et trouve sa place aussi au sein de la gendarmerie. La section Télépilote drones de la gendarmerie permet de remplir des fonctions similaires à celles de la gendarmerie aérienne. Les drones peuvent effectuer une surveillance aussi discrète que des hélicoptères grâce à une caméra. Ils pourront aussi effectuer des missions routières à l’avenir grâce à un radar embarqué. Leur avantage est leur coût moins élevé. Il n’y a plus de risque humain grâce à l’absence d’équipage. Cependant, selon Édouard Dusaux, « les drones ne remplaceront jamais les hélicoptères de la gendarmerie. Les drones peuvent effectuer certaines missions au même titre que les hélicoptères. Par exemple, ils peuvent faire une reconnaissance d’un lieu d’accident ou pour une enquête. Ce sont deux moyens complémentaires, mais un drone ne pourra jamais transporter un secouriste sur les lieux d’un accident ou hélitreuiller des personnes prises au piège dans leur maison par des inondations. L’hélicoptère est beaucoup plus polyvalent, son champ de mission est beaucoup plus large que celui du drone : transport de personnes, secours, appui feu avec tireurs d’élites du GIGN ou du RAID, caméra d’observation plus performante, phare de recherche de nuit, autonomie et distance franchissable beaucoup plus importante. L’aspect prévention de l’hélicoptère est aussi un atout important ».

Adrian Hunault

Liens :

Sauvetage en zone inondée
Des hélicoptères interdits de vol
Le drone dans la gendarmerie
Course poursuite filmée par hélicoptère

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