Le Cygne noir 2017-2018

Le Cygne noir 2017-2018

Journal des élèves de l'IPSA Paris

L’addiction aux jeux vidéo

Mis en ligne en janvier 2015

L’addiction : une conduite abusive, répétée et irrésistible

La dépendance, aussi appelée addiction, désigne une conduite abusive, répétée et irrésistible. Comme l’explique, notamment, le site Alcool Assistance, « les problèmes engendrés par une addiction peuvent être d’ordre physique, psychologique, relationnel, familial et social ». La personne se livre à son addiction tout en sachant qu’elle est privée de sa liberté d’action et ne peut pas la retrouver facilement.

Il existe deux types d’addiction : le premier, appelé assuétude, consiste à être dépendant d’une chose sans réel danger (par exemple l’assuétude au chocolat) ; le deuxième est la toxicomanie, une addiction plus néfaste qui peut entraîner de graves séquelles physiques ou psychologiques, et parfois même la mort prématurée.

Dépendance aux jeux vidéo

La dépendance aux jeux vidéo, plus précisément, est un trouble psychologique caractérisant un besoin irrésistible et obsessionnel de jouer à un jeu vidéo. L’addiction aux jeux vidéo entraînerait chez le joueur des comportements au caractère répétitif et compulsif, comme chez les joueurs pathologiques ou les consommateurs de substances psychoactives.

Le 1er mars 2012 l’Académie nationale de Médecine précise qu’il est préférable de parler de « pratique excessive » que d’addiction aux jeux-vidéo et cela pour deux raisons :

  • il n’y a à ce jour aucun consensus scientifique sur l’existence d’une réelle addiction aux jeux vidéo ;
  • le terme « pratique excessive » est plus approprié car moins stigmatisant.

Certains psychiatres remettent en cause la notion d’addiction appliquée à des objets qui ne sont pas des drogues, comme les jeux vidéo, le travail ou le jogging, argumentant que dans ce cas, on pourrait avancer que toute passion est pathologique.

Symptôme de l’utilisation des jeux vidéo

Les symptômes psychologiques :

  • sensation de bien-être voire d’euphorie devant l’ordinateur,
  • incapacité à stopper l’activité,
  • passer de plus en plus de temps devant l’ordinateur,
  • négliger sa famille ou ses amis,
  • se sentir vide, déprimé, irritable quand on ne se trouve pas devant l’ordinateur,
  • mentir à son travail ou à sa famille sur ses activités,
  • problèmes à l’école ou au travail ;

Les symptômes physiques :

  • syndrome du canal carpien,
  • yeux desséchés,
  • migraines régulières,
  • douleur dorsale et cervicale,
  • alimentation irrégulière, repas sautés,
  • difficultés à assurer une hygiène correcte,
  • trouble du sommeil, changement de cycle du sommeil.

5 conseils pour bien utiliser les jeux vidéo

Premier conseil

S’interdire d’interdire ! L’interdiction est avant tout un puissant stimulateur de transgression que les enfants savent parfaitement bien utiliser. Interdits à la maison, les jeux seront consommés chez les amis, sur Internet ou dans les cybercafés.

Deuxième conseil

S’initier aux jeux honnis, car pour mieux sortir l’enfant du jeu, il est préférable d’y entrer avec lui ! En s’intéressant à son univers, les parents auront rapidement une représentation moins fantasmatique des jeux vidéo. Cette initiation leur permettra surtout de poser les bases d’un dialogue critique et constructif.
Ce contact est essentiel pour avancer sur la voie d’une utilisation raisonnée de la console de jeux à la maison. On est toujours plus crédible quand on sait un peu de quoi l’on parle…

Troisième conseil

Fixer des règles réalistes. En d’autres termes, autoriser 30 minutes de jeux par semaine équivaut à une déclaration de guerre ! En revanche, établir un temps limite par jour (de 45 à 60 minutes, selon l’âge), préciser les lieux où les jeux sont permis (salon ou chambre), définir, en fonction là aussi de l’âge de l’enfant, quels types de jeux sont autorisés, conditionner des bonus de temps de jeu à la performance scolaire, adapter les durées de jeu, en plus ou en moins, selon la quantité des devoirs, etc., constituent autant de « trucs » qui donnent un cadre structurant à l’utilisation des jeux vidéo.

Quatrième conseil

Démystifier pour ne plus diaboliser. De la pratique un peu exagérée au risque de désocialisation, il y a un monde ! Ne pas hésiter à parler des jeux vidéo avec l’enfant. Quelles sont les nouveautés ? Quels jeux l’enfant préfèrent-ils ? Pourquoi ? Faire parler l’enfant sur l’objet de sa fascination permet aux parents de mieux comprendre les ressorts de « l’envoûtement », et par conséquent d’agir à bon escient.

Cinquième conseil

Proposer des moments de partage. Jouer avec son enfant est un des meilleurs moyens pour se rapprocher de lui et, le cas échéant, prévenir les dérives.

Loïc Gateau

Pour en savoir plus

ifac-addictions.fr
sante.lefigaro.fr
generation-nt.com

Comments are closed.