Le Cygne noir 2017-2018

Le Cygne noir 2017-2018

Journal des élèves de l'IPSA Paris

Le nouveau programme prometteur de la NASA

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Vue d’artiste du SLS

Le SpaceLaunch System (SLS) est appelé à devenir d’ici la fin de cette décennie un lanceur lourd, adapté aux besoins de la NASA pourl’exploration de l’espace profond, ce qui n’avait pas été le cas depuis la fusée Saturn V, il y a de cela une quarantaine d’années.
Vue d’artiste du SLS.

Le retour à une certaine époque…

Les composants principaux de la fusée

En effet, des décisions opérationnelles ont été prises récemment dans le monde de l’industrie aérospatiale afin de diminuer les coûts, d’optimiser la fréquence des missions et de « démocratiser » l’espace pour le plus grand nombre. Certains acteurs privésse sont ainsi retrouvés davantage impliquésdans des missions spatiales traditionnelles ayant trait, par exemple, au « ravitaillement » ou à la mise en orbite basse de matériel (via des« entreprises alléguées » telles que SpaceX et Orbital Sciences, toutes deux participantes au ravitaillement de l’ISS).
Le SLS, au contraire, se référera uniquement à la NASA, etse concentrera vers des objectifs bien plus onéreux et ambitieux, comme l’exploration d’astéroïdes proches de la Terre, les points Lagrange, la Lune et à terme, bien évidemment, Mars. A cet effet, le « Orion Multipurpose CrewVehicle (MPCV) » transporté par le SLSsera consacréau transport d’équipages comportant jusqu’à quatre membres. Ce qui permettra l’envoi de missions habitées au-delà de l’orbite basse terrestre avec le ravitaillement approprié.
Une fois achevé, le SLS, avec une hauteur s’évaluant entre 95 et 120 mètres de hauteur, et de 3000 tonnes au décollage (pour une charge utile variante de 70 à 130 tonnes) pourrait ainsidevenir la plus grande et la plus puissante fusée de l’histoire.

Une fusée adaptée et configurable

Les différentes versions proposées (en 2014)

Trois configurations de cette fusée sont actuellement en cours de développement :
– Le SLS Block I, une version capable de transporter 70 tonnes, qui sera vraisemblablement utilisée pour les toutes premières missions. Elle devra lancer un module inhabité du véhicule Orion en Novembre 2018 à des fins de test (ce qui demeurera également son vol inaugural) pour un commencement de vols « réguliers » vers 2021. De par ses 4moteurs fuséesRS25 LOX-LH2, (identiques à ceux des propulseurs principaux de la navette spatiale américaine), elle sera capable d’atteindre jusqu’à 10% de plus que la vitesse maximale originelle de Saturn V. Les Boosters principaux qui permettaient d’assurer le décollage de la navette spatiale américaine seront également réemployés.
– Le SLS Block IA, version capable de transporter 105 tonnes, dérivée directement du Block I, bénéficiera notamment de boosters améliorés, pour gagner en hauteur.
– Enfin, le SLS Block II,capable de transporter 130 tonnes, 20% plus haute que Saturn V, possédant, en plus des 4 RS25, deux réacteurs J-2X au niveau d’un étage supérieur.
Elle réutilisera un grand nombre de technologies précédemment affectées à la Navette Spatiale Américaine, à Saturn V et d’autres missions. La réutilisation de ces technologies et outils ayant déjà fait leurs preuves permettra de restreindre le coût potentiel d’un tel programme, et d’accroître les chances de sa finalisation

Le fer de lance de l’exploration spatiale de la première partie du XXIe siècle ?

Dans un futur proche, nous entendrons parler de cette fusée pour son rôle clé dans les prochaines missions d’exploration spatiale. A moins que ce projet, fort ambitieux, soit annulé à la suite d’un certain nombre de contraintes, comme le furent par le passé d’autres candidats de nature tout aussi impressionnante.

Gauthier Lepers

Pour en savoir plus :

Lien vers un article d’industrie-techno.com

Lien vers le site officiel de la NASA effectuant la promotion du sujet abordé (en Anglais)

Lien vers le compte youtube de la NASA, rubrique SLS (en Anglais)

Lien vers un article de spaceflightnow.com (en Anglais)

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