Le Cygne noir 2017-2018

Le Cygne noir 2017-2018

Journal des élèves de l'IPSA Paris

Le rugby sous toutes ses formes.

 Le rugby, sport en pleine expansion, cherche à se renouveler
Rugby_Ballon

Ballon de rugby

Histoire et développement

La légende raconte que le rugby apparaît en 1823 au collège de la ville de Rugby, en Angleterre. William Webb Ellis, qui y est alors pensionnaire, décide, durant un match de football entre camarades, de saisir le ballon et de l’aplatir derrière la ligne de corner.
Cependant, l’origine de ce sport serait bien antérieure, puisque les jeux de balle remontent à l’Antiquité. Ainsi, les Romains pratiquent l’haspartum, en deux équipes, dont le but consiste à marquer dans le camp adverse. Sous la domination romaine, l’haspartum gagne l’Europe.
Au Moyen Âge, la soule apparaît en Normandie. Le hurling, qui en découle, s’implante au XIe siècle outre-Manche, à l’occasion des campagnes de Guillaume le Conquérant. Jeu violent, dans lequel tous les coups sont permis, il occasionne de nombreuses blessures. Aussi, au XIXe siècle, un règlement est mis en place ; le hurling devient alors un sport nommé rugby, en référence à la ville d’origine.
Les jeunes aristocrates anglais qui le pratiquent cherchent à y ancrer les valeurs qu’ils défendent : courage, solidarité, respect.

Rugby_Mêlée

Mélée

Un sport brutal, aux règles complexes

Le rugby est un « sport qui oppose deux équipes de quinze joueurs qui se disputent, de la main ou du pied, un ballon ovale qu’il faut déposer derrière la ligne de but de l’adversaire ou faire passer entre les deux poteaux de but au-dessus d’une barre transversale » (Centre national de ressources textuelles et lexicales).
Il se démarque des autres sports de balle par son ballon ovale, dont les rebonds, parfois capricieux, lui confèrent sa spécificité.
Il existe sous trois formes à quinze, à treize, à sept, déterminées par le nombre de joueurs sur le terrain. Le rugby à quinze, « originel », est le plus développé. Le rugby à treize, d’origine anglaise, rude et basé sur le contact, est présent dans l’hémisphère Sud. Enfin le rugby à sept, dernier-né, allie technique de balle, vitesse et évitement.
L’équipe qui marque le plus de points durant les 80 minutes de jeu remporte le match. Dans les trois variantes, le nombre de points se compte de la même manière.
Le fait d’aplatir la balle derrière la ligne d’embut, plus connu sous le nom d’essai, rapporte 5 points. Après avoir marqué, l’équipe possède une chance de faire passer la balle entre les perches pour obtenir 2 points supplémentaires.
Taper une pénalité ou un drop rajoute 3 points. Dans ce cas, la balle doit passer entre les perches.
Quant au terrain, il mesure au maximum 144 m de long sur 70 m de large.
Dans le rugby à quinze, l’équipe se compose de 8 avants et 7 trois-quarts. Les avants comptent 2 piliers (les numéros 1 et 3 sur le terrain), un talonneur (le 2), 2 deuxième ligne (le 4 et le 5) et 3 troisième ligne (le 6, le 7 et le 8). Les trois-quarts rassemblent un demi de mêlée (le 9), un demi d’ouverture (le 10), 2 ailiers (le 11 et le 14), 2 centre (le 12 et le 13) et un arrière (le 15).
La principale règle stipule qu’il est interdit de faire la passe à un coéquipier en avant et, si cela se produit, il y a mêlée. Les 8 avants de chaque équipe s’opposent alors dans un exercice de poussée collective, phase surveillée par l’arbitre, car elle est dangereuse. Le ballon est introduit par le demi de mêlée et le talonneur doit pousser la balle de son côté avec le talon.
Si la balle sort des limites du terrain, les avants réalisent une touche. Ils doivent se démarquer de leurs adversaires pour capter le ballon, lancé par le talonneur. Leur rôle, plutôt physique, qui repose sur le combat et le contact, nécessite qu’ils soient  costauds. À l’inverse, les trois-quarts font parler leur technique, leur vitesse et leur agilité.
Rugby_Touche

Touche

Le rugby à sept, l’avenir de ce sport ?

Depuis la seconde moitié du XXe siècle, le rugby à sept prend son essor. Ainsi, il apparaît aux Jeux olympiques qui se déroulent cet été à Rio de Janeiro, ce qui confirme l’engouement qu’il provoque. Plus aérien, plus fluide et avec moins de phases de contact, il est plus simple à regarder et à comprendre pour les novices. Dans la mesure où il est aussi plus spectaculaire, il touche le plus grand monde. Sous cette forme, il permet à des nations jusqu’alors peu rugbystiques de rivaliser à niveau international : Etats-Unis, îles Fidji et Kenya.
Avec le seven, le rugby à quinze dans lequel les nations majeures de l’hémisphère Sud (Nouvelle-Zélande, Australie, Argentine, Afrique du Sud) et celles de l’hémisphère Nord (Angleterre, Irlande, Pays de Galles, France) s’affrontent a de quoi s’inquiéter. Il doit se remettre en question.
Louis Deslandes

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