Le Cygne noir 2017-2018

Le Cygne noir 2017-2018

Journal des élèves de l'IPSA Paris

Le VTC à travers Uber

Qu’est-ce que le VTC ?

Une VTC (Voiture de tourisme avec chauffeur) est une voiture mise à disposition de l’utilisateur avec un but lucratif. Elle est conduite, en effet, par un chauffeur qui doit respecter une certaine règlementation.

Le véhicule VTC doit disposer d’un minimum de 4 places, être d’une longueur de 4,50m, d’une largeur de 1,70m, et, pour finir avoir une puissance de 120 chevaux minimums. Le conducteur du véhicule de fonction doit lui aussi respecter certaines obligations élémentaires :

-Titulaire du permis B en cours de validité, depuis plus de trois ans.

-Détenir une attestation d’aptitude physique délivrée par le préfet.

-Avoir suivi l’enseignement de prévention et secours civiques de niveau 1

-Ne pas avoir été condamné pour certains délits (peine d’au moins six mois de prison)

– Avoir une expérience professionnelle en tant que chauffeur. A défaut , il doit suivre une formation de 250 heures

 

La puissance d’une multinationale

Uber est une multinationale américaine spécialisée dans la mise en contact d’utilisateurs avec des conducteurs réalisant des services de transport. Prendre l’exemple d’Uber dans cet article n’est pas anodin. Cette société de services est présente, en effet, dans 58 pays et bien qu’elle ne soit pas cotée en bourse elle est tout de même valorisée a plus 50 milliard de dollars et d’après le journal Le Monde Uber opèrerait « plusieurs milliers de courses chaque minute ». Or cette société conçue en 2009 et qui, en seulement 6 ans, a su s’imposer au niveau international, a dû passer par des voies plus ou moins légales.

 

Pourquoi Uber ?

Un des premiers exemples est très simple à imaginer, puisqu’il concerne toute personne de quelque âge que ce soit vivant dans une grande agglomération, Paris, par exemple. Imaginez-vous rentrer avec vos amis d’une soirée un peu arrosée ; vous choisissez alors de prendre un taxi. Cette décision va vous coûter cher, car l’un des plus gros problèmes des taxis parisiens est leur prix exorbitant : on prendra l’exemple d’une compagnie de taxis parisiens : « G7 ».

Première chose contraignante, la course minimum est de 7 euros, mais si l’on commande le taxi à un endroit particulier, il se peut qu’il arrive avec déjà 5 à 12 euros sur le compteur avant même la course. Le pire reste les deux suppléments: 3 euros pour la 4eme personne et le supplément à partir du 2 ème bagage facturé 2 euros par bagage (à ce prix-là autant l’avoir sur les genoux…)

Uber arrive alors en 2009 et fait scandale en Europe sous prétexte d’une « concurrence déloyale ».

Il serait préférable de parler de « démocratisation » du VTC. Cette multinationale propose un bon compromis du point de vue de l’utilisateur mais aussi du point de vue des chauffeurs. La révolution d’Uber fut la création des « Uberpop » (interdit depuis le 1er janvier 2015). Du côté des utilisateurs ce type de course représentait à l’époque un service de transport convenable qui

était d’environ 30 à 40% moins cher qu’une course de taxi classique (c’est-à-dire sans supplément particulier) ; l’unique point négatif était la gamme moyenne des véhicules proposés par Uberpop. Du côté des chauffeurs, le premier point positif était l’accès très facile à l’emploi : en effet, la simple possession du permis de conduire suffisait. Ce type de course a permis à Uber d’obtenir un succès sans précèdent. Comme on l’a vu, Uber a eu la très bonne idée de mettre sous nos yeux les principaux défauts des taxis parisiens. Toutefois, pour en arriver là, il lui a fallu surfer sur la loi :

s’appuyer sur le covoiturage, légal, pour fournir une prestation de taxi, laquelle nécessite une licence que ses chauffeurs ne possédaient pas. Cette pratique plus ou moins frauduleuse a conduit à de nombreuses manifestations, parfois violentes, des taxis français, par exemple le 25 juin 2015. Ces manifestations ont fini par causer la fin de cette catégorie de course. Au détriment de milliers d’utilisateurs et d’environ 10000 chauffeurs qui se sont retrouvés au chômage du jour au lendemain. Cette décision a eu, en effet, un grande impact social. L’évolution de notre société doit laisser place au changement, et dans le cas d’Uberpop ce changement était de taille. Heureusement pour nous, UberX existe toujours et permet aux milliers d’utilisateurs d’avoir un accès rapide à un service de transport qui demeure de meilleure qualité et d’un tarif qui est toujours en moyenne inférieur à ceux des taxis traditionnels.

Pour en savoir plus :

http://www.evous.fr/Voitures-avec-chauffeurs-VTC-Comment-ca-marche-et-combien-ca-coute,1185480.html http://www.vice.com/fr/read/pourquoi-uber-est-pire-que-tout-893 http://www.vice.com/fr/read/veteran-chauffeur-de-taxi-928 http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2015/06/08/20002-20150608ARTFIG00287-les-vtc-des-gens-sans-formation-qui-exercent-une-activite-remuneree-sans-charges.php http://www.lepoint.fr/societe/taxis-uberpop-les-republicains-denoncent-une-concurrence-deloyale-25-06-2015-1939739_23.php http://www.lemonde.fr/economie/article/2015/09/16/les-taxis-europeens-manifestent-contre-uber-a-bruxelles_4759904_3234.html

Ivo Catarsi

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