Le Cygne noir 2017-2018

Le Cygne noir 2017-2018

Journal des élèves de l'IPSA Paris

Proxima b ou « exoterre »

Depuis vingt ans, plus de 3 500 planètes, petites et grandes, gazeuses ou rocheuses, brûlantes ou glacées, ont été détectées autour d’autres étoiles que le nôtre.
Nous avons récemment fait la découverte de Proxima du Centaure, l’étoile la plus proche de nous (4,2 années-lumière, ce qui est presque la porte à côté en matière de distances spatiales), elle est mille fois moins lumineuse que notre étoile, avec une masse qui représente seulement 12 pourcent de celle de notre soleil. Cette « naine rouge », a elle aussi une planète pour compagne, cette planète extrasolaire, baptisée Proxima b, est d’une masse comparable à la Terre et voyage sur une orbite « tempérée », c’est-à-dire compatible avec la présence d’eau liquide à sa surface, ce qui pourrait en faire une autre arche de vie.

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Le 16 aout 2016 c’est la date à laquelle le journal Der Spiegel (le plus grand et le plus influent hebdomadaire allemand) la découverte d’une toute nouvelle exoplanète. « Jamais les scientifiques n’avaient observé une seconde Terre aussi proche ! » annonce l’article. On compte à ce jour seulement 42 planètes en zone « habitable » dans l’Univers. Mais la plus proche d’entre elle se trouve à un peu plus d’une douzaine d’années lumières de notre planète. La découverte d’une planète presque jumelle à la Terre à un tiers de cette distance permettrait peut-être aux astronomes de réaliser de fascinantes observations, c’est aussi sans doute l’une des découvertes la plus importante de notre siècle.

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Proxima b est peut-être bien la seule exoterre que nous aurons sans doute la possibilité d’explorer dans un avenir proche. L’exoplanète orbite très près de son étoile, qu’elle pourrait bien être en rotation synchrone, présentant toujours la même face à son étoile. On a longtemps cru que ce type de rotation impliquait que l’eau ne peut exister à l’état liquide, même si une exoplanète se trouvait dans la zone tempérée. Mais, comme le prouvent des simulations numériques analogues à celles faites pour étudier le climat de la Terre, les courants atmosphériques peuvent, dans certaines configurations, répartir suffisamment la chaleur pour que des régions de la planète soient habitables.
Cependant, une exoplanète en rotation synchrone peut subir des forces de marée qui vont chauffer son intérieur ce qui implique un volcanisme intense, susceptible de libérer beaucoup de gaz carbonique et de faire de la planète une autre Vénus. Notons aussi que l’amplitude des marées dans d’éventuelles mers sur la planète pourrait être très grande.

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Une recherche plus approfondis et l’envoie d’une sonde spatiale en direction de la planète serait nécessaire à la vérification du critère d’habitabilité.

 

Mathis Darteil

 

Pour en savoir plus :

« Futura Science »

« Des chercheurs veulent envoyer un message à Proxima-b » 

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